pour recevoir des informations, programmes et dates d'évènements sans les yeux : voyons.sanslesyeux@gmail.com

 

"Voir Sans les Yeux" est conçu pour élargir l'horizon de nos perceptions.

 

Nos cerveaux sont bridés par la facilité oculaire, et peu à peu envahis d'images factices.

Pourtant d'autres dimensions, à vivre avec tout notre être, sont juste à un clignement d’œil...

 

Un petit groupe accompagné d'un guide expérimenté se bande les yeux une journée entière, partant en toute quiétude à la découverte de perspectives et facettes inattendues de la réalité.

 

Sans les yeux, il est possible de :

- S'engager dans une autre rencontre du monde, et de notre présence à chaque instant.

- Se mouvoir et agir dans des espaces non répertoriés.

- Penser autrement parce qu'on perçoit d'autres choses.

- Approfondir et partager ses facultés d'écoute subtile, dedans et dehors.

 

Pensez à des vêtements pour sortir dans la nature, et être décontracté en intérieur.

Repas partagé avec les provisions que vous apportez.

 

 

Si vous êtes intéressé par cette expérience ludique et profonde, vivez-la,

et pourquoi pas avec vos amis ! (nombre de place très limité ...)

Nous organiserons des bonnes conditions pour chacun, dans un cadre issu d'expériences approfondies.

 

voyons.sanslesyeux@gmail.com

 

 

 

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      C'est le moment de commencer. Voilà, vous avez tous vos bandeaux sur les yeux. Vous allez les garder toute la journée, peut être certains, plusieurs jours. Sauf lorsque vous aurez l'obscurité totale au dehors , je vous dirai quand.

 

C'est quoi en fait Voir sans les Yeux ?

        Alors, reprenons les bases.

On a déjà fait cette expérience, depuis longtemps.

Mais c'était quoi ?

Des jeux sensoriels entre "grands" qui veulent se rafraîchir un peu l'esprit, et sentir mieux, de l'intérieur, "le contact c'est quoi quand on ne peut pas l'anticiper ? ", la vie c'est quoi quand on doit constamment redessiner l'espace tout autour, le quotidien c'est quoi lorsqu'on doit chercher patiemment son chemin et celui de toutes les choses ?

C'était aussi des jeux entre "petits", lorsqu'on cherchait à entendre et toucher les autres dans la surprise perpétuelle, et qu'on testait nos capacités à marcher droit, à retrouver un objet , à nous souvenir plus fort et à écouter à fond.

C'était aussi, avant tout, notre première condition de foetus, pendant des mois et des mois, en poussant tranquillement à travers nos canaux, centimètre après centimètre, à intégrer ces expériences de transformation et à tisser cette maison de tissu, gramme par gramme. Déjà là nous dormions, nous nous réveillions sans voir la lumière, dans un espace pourtant déjà infini.

A chaque fois, refaire cette expérience c'est un peu retrouver tous ces moments passés, à explorer, à jouer, et à grandir. Mettre un peu en marge notre bulle ordinaire, vous savez cette bulle où l'on veut toujours améliorer notre sort, et réussir à faire plus, mais toujours en systématisant petit à petit le monde, oubliant les mille petits processus de la vie qui nous soutiennent, nous font agir et penser.  Ce sont ces sytèmes automatiques qui permettent d'exister dans les plans complexes, mais qui rigidifient et mettent aussi parfois en péril des plans vitaux. Ce qu'on a mis d'attention dehors, on le perd souvent en-dedans.. On parle donc ici bien sûr de privation optique, de réduction d'autonomie, mais en fait finalement de souplesse intérieure et de développement sensoriel profond. La vue montre et cache des mondes.

Ici, il est enfin temps de s'en remettre à nos fondations et à ce qui procure le vrai sentiment de vivre : apprendre de notre simple présence, écouter nos rythmes internes, toucher notre proximité psychique. Et sentir se transformer tout un dispositif merveilleux d'adaptation perceptif et gestuel, une sorte d'aménagement du territoire du Soi. Ce qui a jusqu'ici été immobile, se remet à bouger. Ce qui était reconnu devient inconnu, à redécouvrir. Et ce qui n'avait pas encore de visage ni de forme, devient palpable : les intentions, les élans, la motivation, la posture et la démarche, l'ambiance, les sentiments profonds.

La recherche actuelle nous apprends que l'intéroception, le toucher interne et viscéral, est une structure évolutive qui soutient toute notre santé, somatique et psychique. A travers le développement d'une attention aux perceptions internes, nous pouvons remodeler tout un tas de schémas anciens, touchant à tous les aspects de la vie. L'intéroception est la ressource première de notre adaptation, de notre évolution. Parmi les développement sensoriels multiples , je vous proposerai particulièrement de rentrer à l'intérieur de vous, dans vos tissus et vos organes, pour accueillir les transformations de cette structure fondatrice : la vitalité.

Combien de temps ça dure ?

Certains font l'expérience quelques minutes, pour attiser la curiosité lors d'un jeu où d'une rêverie, pour se concentrer sur un espace particulièrement intéressant, par exemple une musique, un souvenir.

Certains y vont quelques dizaines de minutes, jusqu'à 2 ou 3heures, et retrouvent déjà l'euphorie, les sensations nouvelles et la transformation de l'espace, et du temps de l'expérience.

Plus rares, certains se lancent dans une journée, et peuvent contacter une nouvelle façon de se rencontrer, d'écouter, de trouver l'autonomie et s'installer dans des rythmes internes en connections plus intense avec les sentiments et les autres. Il faut une certaine détermination pour surmonter quelques moments de peur , de fatigue et d'exaspération, parce que tout apprentissage et adaptation passe par des échecs, des moments de solitude, des réminiscences douloureuses. Mais l'épreuve devient aussi la preuve qu'on est déjà bien plus qu'on imagine d'ordinaire, et qu'une intelligence profonde nous traverse, permettant une conquête irréversible de perceptions nouvelles et de profondeur vécue.

Alors, s'engager sur plusieurs jours, c'est peut être un acte d'engagement encore plus grand. Ce n'est pas plus difficile sur le plan de l'expérience, car les nouveaux repères se posent assez vite. C'est plutôt sur le plan du devenir, le pourquoi, la raison finale.

Il y a une petite dose de confiance en soi et dans la vie à ajouter pour commencer une seconde, puis une troisième journée. Peut être un désir plus fort ou une raison profonde. Mais surtout à maintenir, chaque heure durant. Et c'est là que commence à se révéler notre nature humaine décidément provocatrice à l'égard de la nature : chercher au-delà d'un besoin élémentaire, ne plus seulement agir parce qu'on y trouve un intérêt personnel, mais parce que l'on sent, on ressent en soi-même que l'humanité peut évoluer en profondeur, et doit le faire pour retrouver le sens profond de l'existence vivante. De nouveaux modes de conscience se forment, de nouvelles façon de communiquer avec les animaux et les milieux naturels, avec  les plantes et les environnements vibratoires, une compréhension plus profonde des enfants, des personnes agées, de nos besoins d'évoluer et rester digne dans la maladie ou le handicap.

Cela nécessite des états qu'on dit parfois régressifs ou réduits, et qui s'avèrent être des portes vers des mondes simplement inaccessible à notre culture, et pourtant bien présents. Ces dimensions, organiques et vivaces, permettent les passages et les transitions où chaque être vivant se retrouve lorsqu'il grandit, se transforme, mue et change de mode d'existence. Ces états réduits en apparence, permettent en fait un redéploiement très fécond de potentiels d'évolution. C'est le phénomène du "cocon" de la chenille, qui laisse venir enfin le papillon qu'elle a toujours su être, mais pas manifester. Le fait d'expérimenter et d'accomplir ces passages n'est pas nouveau. Mais dans notre culture, chacun s'y retrouve seul, et confond parfois ici le coup malheureux du hasard, et la chance de reconnaître le pouvoir de la vie, de découvrir autre chose, de se redécouvrir.

Je vous propose ici, bien sûr de ne rien croire ou adhérer sur parole, et de vous fier à votre propre intuition tout au long de cette journée, et de ces jours prochains. Respectez vos rythmes, et vos élans, tout en restant prudents et à l'écoute des autres et des conseils que je disséminerai de temps en temps.

 S'il vous semble vraiment que votre place n'est plus là, qu'il y a plus à perdre qu'à gagner , où que vous avez une crainte pour vous-même ou pour le groupe du fait de votre participation, ne gardez pas ce sentiment pour vous et touchez-en un mot avec moi avant d'agir dans ce sens. On pourra mettre en place des choses pour retrouver ce qui est perdu, et aller sans précipitation vers une solution, que ce soit en partant ou en restant.

Je vous propose simplement de reconnaître que vous vous êtes aujourd'hui trouvé là, au seuil d'une expérience rare, dans laquelle chaque contribution personnelle est précieuse bien au-delà de nous-même. Nous allons traverser ces moments guidés et non guidés, seuls ou en groupe, avec le soutien d'une intelligence très  largement consciente, et qui connaît chacun d'entre nous, la Vie.  La vie n'installe jamais sur notre parcours une difficulté qui soit insurmontable. En restant accueillant et à l'écoute , on pourra toujours comprendre les consignes de la vie qui mène cette expérience avec nous. Tout comme vous, j'aurais certainement aussi des questions et des moments d'hésitation, et je vous ferait part de tout ce qui questionnera nos relations. Mon engagement ici est de proposer un cadre sérieux mais non dirigiste, pour accompagner les processus propres à chacun dans le groupe, et propre au groupe lui-même. Je vous invite donc à toujours prendre au sérieux les points qui concerneront la sécurité, mais lorsque vous allez vous livrer à vos expériences, je ne pourrai pas prévenir tout, derrière chacun, il est donc presque inévitable que vous auriez pu éviter quelques soucis "si j'avais été là" ou "si j'avais mieux vu". Essayez d'accepter cette part d'imprévisible avec bienveillance, et restez doux avec vous-même si des sentiments de découragement ou d'irritation surviennent.

Je vous garantit de toujours veiller à la sécurité et aux dommages possibles, de vous prévenir des risques du terrain où l'on est, et de ne pas provoquer des situations désagréables ou trop gênantes. Mais il est possible que je laisserai arriver quelques circonstances permettant d'apprendre, pour développer la vigilance et apprendre les bons réflexes.

 

Je vous laisse un moment vous habituer à la vision sans les yeux, quelques minutes pour intégrer cette condition primordiale, pour vous rapprocher des choses avec l'ensemble complet de vos perceptions.

A tout de suite.

 

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